Des crédits de plus en plus bas

La tendance des prix immobiliers en 2016 est aussi soumise à l’évolution des prêts bancaires, dans un sens ou dans l’autre : plus on peut emprunter à bon taux, et plus on est susceptible d’acheter et vice versa dans le cas contraire. A l’heure actuelle, on peut vous dire que les taux de crédit sont au plus bas et cela va continuer en 2016. Mais descente veut aussi dire reprise, à savoir que quand les prêts baissent, cela s’accompagne d’une reprise, et donc d’une hausse des prix de l’immobilier. C’est un peu le jeu des vases communicants.

Les banques ont donc fortement leur rôle à jouer dans ce secteur économique qui est de plus en plus dépendant de leur bon vouloir, car l’apport des français diminue, les réserves d’épargne s’amenuisent. Il n’est pas rare maintenant de pouvoir décrocher une proposition à moins de 2%, et inférieure à 2,80% avec toutes les assurances comprises. Si vous pensez avoir contracté trop cher il y a 2,5 ou 10 ans, vous pouvez toujours tenter un rachat de crédit.

Les primo accédants en force

On les disait moribonds, et ayant des difficultés à emprunter. Ca, c’était vrai avant. Aujourd’hui, les couples qui achètent pour la première fois sont de plus en plus nombreux car ils bénéficient de mesures fiscales attrayantes, et « contournent » la méfiance des banques à leur égard en empruntant sur le long terme. Même les ménages modestes arrivent à acheter, encore que par là, on entend ceux qui gagnent moins de 3600 euros par mois. Reste que la question de l’emploi, et la capacité de chacun à garder son job ou à en retrouver un autre reste centrale.

Cela ne doit toutefois pas faire oublier les difficultés à convaincre une banque qu’à celui qui a un petit salaire. Même en gagnant très bien sa vie, les éléments pris en compte par l’organisme financier sont si nombreux que les refus ne sont pas rares, sans toujours que l’on en comprenne les motivations, même si le taux d’endettement et la capacité de remboursement sont les 2 constantes essentielles. Les questionnaires médicaux pour l’assurance décès sont aussi une source de complication pour les emprunteurs. Nous invitons donc les banques à lâcher du lest.

Les raisons d’espérer

Avec la stabilité des taux d’intérêt et la baisse des prix, le marché immobilier va rester optimiste ! Mais comme toujours, il va s’agir ici d’une question d’emplacement. Car si les prix ont baissé de 1% dans les grandes villes, ils sont en chute libre au fur et à mesure que l’on s’éloigne du centre, et les panneaux « a vendre » se multiplient.

devenir propriétaire

Encore une fois, l’Ile de France reste le meilleur élève, car là ou presque toutes les autres régions font du moins, elle fait du +, surtout sur les petites surfaces. Les studios se vendent toujours aussi bien, au contraire des terrains à bâtie qui souffrent d’une fiscalité lourde. Pour que tout se passe bien, il faudrait que celle-ci s’allège, malheureusement, on a pas l’air d’en prendre le chemin.

Les projections sur le neuf

La loi Duflot, malgré les efforts de communication vains des promoteurs a fait beaucoup de dégâts, puisque presque plus rien ne se vendait. Heureusement, le dispositif Pinel, qui corrige les défauts du premier cité a fait repartir le marché, même s’il faudrait encore aller plus loin pour retrouver l’âge d’or de la loi Scellier. On assiste ainsi à une reprise de la vente sur plan pour les T2 et les T3, parfaits pour un jeune cadre célibataire ou pour un couple dont c’est la première acquisition dans le but d’acheter pour louer.

À Paris, les acheteurs reviennent

Quant on parle de pierre (et non pas de Paul), on ne peut pas très longtemps s’affranchir de Paris. La capitale fait la pluie et le beau temps, et si elle a connu récemment quelques turbulences, le marché est reparti à la hausse, dommage pour celui qui attendait patiemment que la baisse s’accentue pour acheter. Pourtant, en ce qui concerne la ville lumière, il semble bel et bien qu’elle soit derrière maintenant, et que les bonnes opportunités soient passées. Car les acheteurs augmentent malgré les prix prohibitifs. Ils sont plus nombreux que les vendeurs, et dans le jeu de l’offre et de la demande, cela fait monter les prix.

Il semble donc que cette évolution puisse continuer, et que le prix du mètre carré dans tous les quartiers continue d’augmenter en 2016, d’autant plus que le pouvoir d’achat des habitants se porte bien lui aussi. Mais pour contrecarrer durablement la baisse, les agents immobiliers sont formels : il faut 2 acheteurs pour 1 vendeur, ce qui est loin d’être le cas actuellement. Enfin, la banlieue ne connait pas la même embellie que Paris. Wait and see.

Les prévisions 2016 et 2017

Pour certains des grands acteurs du secteur, le marché va décoller réellement en 2017. C’est demain, donc c’est le moment de vous réveiller si vous êtes entrain de vouloir acheter. La reprise approche, et la pierre devrait rapidement se retrouver en adéquation avec le pouvoir d’achat des français. Après une hausse injustifiée de + de 10%, puis une baisse de 5% sur 2 ans pour corriger, on se dirige vers un rééquilibrage. Tout va quand même dépendre de la conjoncture, mais si elle redémarre et que le chômage baisse enfin, on devrait se diriger vers ces prévisions là.

Français : si vous voulez devenir propriétaire, l’heure est à l’optimiste, aussi bien pour les acheteurs qui vont continuer à profiter de bons taux de crédit, que pour les vendeurs qui vont voir la chute des prix stoppée. Il va y avoir pas mal de maisons et d’appartements qui vont changer de main !